Le Vidourle, Habitat de la vie sauvage

Les cours d’eau et leurs abords sont des écosystèmes propices à la vie sauvage.
Tous les promeneurs ont pu observer cette vie grouillante dans l’eau et sur les berges, cette atmosphère humide et fraîche, ce lieu si particulier de rencontre entre l’eau et la terre…
La vie dans l’eau et le long des berges.

Les ripisylves ou forêts des rives des cours d’eau sont des milieux surprenants en région méditerranéenne : Les berges des rivières sont toujours bien plus humides que les zones aux alentours et la fraîcheur de ces forets contraste fortement avec l’atmosphère des garrigues sèches et des vignes .
La ripisylve forme un ruban dense de végétation avec des arbres de grandes tailles et à feuillage caduc (Aulnes glutineux, Saules pourpres et blanc, frênes, Peupliers) qui se rencontrent plus couramment dans les forêts continentales.

Ripisylve

Ripisylve

Rollier

Rollier

Alose Feinte

Alose Feinte

Le cours du Vidourle et ses berges abritent des espèces rares ou remarquables: des mammifères comme le Castor, des oiseaux comme le Rollier d’Europe ou le Héron bihoreau, des poissons migrateurs comme l’Alose feinte, et des crustacés comme l’Ecrevisse à pattes blanches.

Castor

Castor

Le Vidourle accueille également une grande diversité d’espèces plus communes comme l’Aigrette garzette, le Héron cendré le Cincle plongeur, le Martin pêcheur, la Couleuvre vipérine, la Perche commune, la Rainette méridionale, le Crapaud commun, les Libellules et des plantes comme la Saponaire ou la Menthe aquatique.

Le fleuve et ses berges : un corridor biologique

Le cours d’eau et sa ripisylve constituent de véritables corridors biologiques : ils sergvent d’axe de migration pour les poissons qui remontent le fleuve comme l’Alose, de couloir de déplacement pour les mammifères comme le Castor et de relais pour les oiseaux comme le Rollier d’Europe.

L’Alose feinte (Alosa fallax) est un poisson migrateur dont l’aire de répartition s’étend sur les côtes atlantiques et sur l’ensemble du pourtour méditerranéen.
Ses populations ont fortement diminué dans le bassin méditerranéen où l’espèce est considére comme très menacée.

Les Aloses remontent le fleuve de février à juin pour y pondre de mai à juillet.
De manière générale, la cause de raréfaction des Aloses a été la construction de barrages.
Plus récemment se sont ajoutés la dégradation de la qualité de l’eau, le recalibrage et le reprofilage des cours d’eau et l’extraction de granulats qui ont modifié les zones de reproduction.

L’Alose bénéficie d’un programme national de restauration appelé « Plan migrateur » qui est mis en œuvre dans tous les cours d’eau ou elle est présente et en particulier le Vidourle.
Les objectifs dans le Vidourle sont de faciliter les franchissements d’obstacles par les Aloses ( passe et échelles à poissons, écluses), d’améliorer le débit du fleuve et la qualité de l’eau.